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Histoire du Gwoka en Guadeloupe

Des origines africaines au patrimoine UNESCO

Le Gwoka (ou Gwo Ka) est bien plus qu'une simple musique traditionnelle. C'est l'âme de la Guadeloupe, un héritage vivant qui raconte l'histoire de tout un peuple. En 2014, l'UNESCO a reconnu cette richesse en l'inscrivant au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Les origines africaines du Gwoka

Le Gwoka puise ses racines dans les traditions musicales africaines, apportées par les esclaves déportés aux Antilles durant la période coloniale. Sur les plantations de canne à sucre, la musique et la danse étaient les seuls espaces de liberté, de résistance et d'expression identitaire.

Le tambour Ka, instrument central du Gwoka, était fabriqué à partir de tonneaux de récupération. Son nom viendrait du mot créole désignant ces barriques. Aujourd'hui encore, le Ka reste le cœur battant de cette tradition.

L'évolution à travers les siècles

Longtemps méprisé et associé à la culture des "habitations" (plantations), le Gwoka a traversé des périodes de répression. Ce n'est qu'au XXe siècle qu'un mouvement de réhabilitation a permis de lui rendre ses lettres de noblesse.

Des figures emblématiques comme Marcel Lollia dit "Vélo", considéré comme l'un des plus grands maîtres tambourineurs, ont œuvré pour la transmission et la valorisation de cet art. C'est d'ailleurs auprès de lui qu'Yves Thôle, co-fondateur de l'Akadémiduka, a appris les secrets du Ka.

Les 7 rythmes fondamentaux

Le Gwoka repose sur 7 rythmes traditionnels, chacun ayant sa propre signification et son contexte d'usage :

  • Léwòz – Le plus populaire, dansé en cercle
  • Kaladja – Rythme d'amour et de séduction
  • Toumblak – Rythme rapide et festif
  • Graj – Rythme de travail
  • Menndé – Rythme guerrier d'origine africaine
  • Padjanbèl – Rythme satirique et humoristique
  • Woulé – Rythme lent et mélancolique

La reconnaissance UNESCO en 2014

Le 26 novembre 2014, le Gwoka a été inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Cette reconnaissance internationale consacre des décennies de travail de transmission et de valorisation par les associations, écoles et passionnés guadeloupéens.

L'Akadémiduka, fondée en 1985 par Yves Thôle et Jacqueline Cachemire-Thôle, fait partie de ces institutions qui ont contribué à cette reconnaissance en formant des centaines d'élèves aux danses et musiques traditionnelles depuis près de 40 ans.

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